Chroniques littéraires en fantasy, science-fiction, fantastique, transfictions et autres. @FuguGalactique
vendredi 5 décembre 2014
La grande aventure Lego / Phil Lord, Chris Miller
« Brossez-vous les dents, dites bonjour à vos voisins, supportez l’équipe sportive locale, écoutez de la musique pop, n’oubliez pas de sourire ! »
Planté dans sa dystopie quotidienne, Emmet, ouvrier lambda et bécasson notoire, n’aime rien tant que suivre les instructions du président Business (président de la société Octan, et du monde). Le hasard le propulse aux commandes d’une croisade antisystème, en compagnie de personnages plus survoltés les uns que les autres – mention spéciale à UniKitty, créature hybride mi-licorne mi-chaton, papesse kawaïï et chauvine résidente du Pays des nuages perchés.
Fi de scénarii, avancent les fâcheux ; ce film n’est rien d’autre qu’une gigantesque publicité Lego : honnissons-le ! Votre scribe étant malheureusement, public ami, vendu à la vilaine et vicelarde grande putain capitaliste, il approuve nécessairement (et en bloc) cette indécente réclame géante.
Pour sa défense, peut-on objecter qu’entre les niaiseries chantées de duchesses enneigées (garanties 100% sans pub ni second degré) et un produit dérivé revigorant, explosif, intelligent et terriblement drolatique, le choix est tout trouvé ?
mercredi 8 mai 2013
L'entrevue / Manuele Fior
Le pitch
Dans l'Italie de 2048, Raniero s'enlise. Nostalgique, il s'attache à des objets et coutumes surannés : sa voiture est une parfaite antiquité, et sa relation avec Nadia, sa femme - qui d'ailleurs prévoit de le quitter bientôt - procède clairement des habitudes d'un autre âge. Le monde moderne est en effet enthousiasmé par la Nouvelle Convention, précepte de libération sentimentale et sexuelle qui abolit jalousie, possession, exclusivité amoureuse... Raniero peine dans son existence morose, jusqu'à ce qu'un accident, LA rencontre et l'apparition d'étranges lueurs viennent piqueter d'étoiles son ciel jusqu'alors bien morne.
Avis
Récit d'anticipation ni ultra technique, ni brutalement politique, L'entrevue relève l'insensé pari d'une science-fiction parfaitement inattendue - le sentiment, l'humain, est le cœur, sensible et vivant, de ce récit d'exception. Le décor, à la fois futuriste et baigné des paysages et us & coutumes d'une Italie millénaire, construit une vraie vision - fantaisiste mais crédible - de ce que pourrait être, un jour, ce pays frondeur et parfumé.
Récit d'anticipation, certes... Mais surtout, récit d'une rencontre improbable et éclatante, histoire enivrante de deux êtres captifs.
Raniero ne pourra lutter longtemps contre la lumière de Dora. Il tente de contenir l'évidence de sa fascination, sa révélation, son désir ; il tente, bien sûr.
"Vous êtes très jeune", objecte l'homme, engoncé de craintes inutiles.
"Non. C'est le monde qui est vieux. Et faux, stupide, et insensé, petit, borné, pauvre, malheureux, fatigué. Fini."
Puis, lorsque Dora discrètement se relève et enfile sa robe tissée de constellations, c'est l'univers entier qui l'enveloppe et remue au gré de ses pérégrinations. Amoureuse exceptionnelle, Dora devient, pour Raniero, pour le lecteur, le monde. Elle est l'univers. Absolue.
Magnifique.
L'Entrevue, récit d'une épiphanie, est tout aussi magnifique. L’excellence plastique de Manuele Fior, ses compositions hypnotiques, ses dialogues délicatement ciselés servent dans cet album splendide une émotion totale, lumineuse, et juste.
Récit d'anticipation, certes... Mais surtout, récit d'une rencontre improbable et éclatante, histoire enivrante de deux êtres captifs.
Raniero ne pourra lutter longtemps contre la lumière de Dora. Il tente de contenir l'évidence de sa fascination, sa révélation, son désir ; il tente, bien sûr.
"Vous êtes très jeune", objecte l'homme, engoncé de craintes inutiles.
"Non. C'est le monde qui est vieux. Et faux, stupide, et insensé, petit, borné, pauvre, malheureux, fatigué. Fini."
Puis, lorsque Dora discrètement se relève et enfile sa robe tissée de constellations, c'est l'univers entier qui l'enveloppe et remue au gré de ses pérégrinations. Amoureuse exceptionnelle, Dora devient, pour Raniero, pour le lecteur, le monde. Elle est l'univers. Absolue.
Magnifique.
L'Entrevue, récit d'une épiphanie, est tout aussi magnifique. L’excellence plastique de Manuele Fior, ses compositions hypnotiques, ses dialogues délicatement ciselés servent dans cet album splendide une émotion totale, lumineuse, et juste.
Infos
Titre : L'entrevue
Auteur : Manuele Fior
Éditeur : Futuropolis
Parution : 05/04/2013
Pages : 173
Prix : 24 €
ISBN : 978-2-7548-0583-4
lundi 11 mars 2013
Sailor Twain ou la sirène dans l'Hudson / Mark Siegel
Le pitch
Fin XIXème siècle. Elijah Twain, commandant du Lorelei, fringant navire à vapeur, économise patiemment pour payer les soins nécessaires à Pearl, sa femme handicapée. Pointilleux, ponctuel, Twain mène son navire avec un soin jaloux, suivant le personnel et les machineries, observant les allées et venues des passagers. Un capitaine irréprochable... Jusqu'à ce qu'un soir, au couvert de la nuit, Twain recueille sur son pont ce qu'il croit être une jeune femme rescapée de la noyade. La créature rejetée par le fleuve Hudson se révélera autrement plus dangereuse, pour Twain comme tous ceux qui voyagent à son bord...
Avis
Sailor Twain est une bande dessinée-fleuve plastiquement très intéressante. Le découpage et les choix de mises en espace très théâtraux, couplés à l'expressivité d'un trait dense, intense, charbonneux, composent un univers ample, mouvementé - presque baroque.
L'ambiance "machine à vapeur" et l'aura fantastique de l'histoire valent en outre à Sailor Twain ou la sirène de l'Hudson d'être aimé et chroniqué des milieux steampunk. Si l'on s'en tient au strict terme littéraire, l'assimilation est un peu expresse, cette bande dessinée n'ayant aucun aspect prospectif ou uchronique. Le patronage reste cependant signifiant, mais découlerait (de l'humble avis du chroniqueur) davantage de l'esthétique générale du récit - une certaine forme d'élégante noirceur et de nostalgie diffuse se dégagent en effet d'une narration tout en souplesse, s'écoulant en une patiente mélopée charriant amours et tragédies aux creux de ses vagues, entre eaux calmes et remous - narration en un sens fidèle à l'image du fleuve qu'elle célèbre !
Sailor Twain séduit également par ses personnages et leurs déboires : Twain, dont le septicisme et la froide raison se verront confrontées aux forces profondes du fantastique ; Lafayette, l'intrigant et libertin passager français frayant galamment les coursives de la Lorelei en quête des mystérieux (et libidineux !) "sept amours" ; et la sublime Camomille, dont les yeux captivent autant (sinon davantage !) que le chant de la créature qu'elle pourchasse de sa plume...
Sailor Twain séduit également par ses personnages et leurs déboires : Twain, dont le septicisme et la froide raison se verront confrontées aux forces profondes du fantastique ; Lafayette, l'intrigant et libertin passager français frayant galamment les coursives de la Lorelei en quête des mystérieux (et libidineux !) "sept amours" ; et la sublime Camomille, dont les yeux captivent autant (sinon davantage !) que le chant de la créature qu'elle pourchasse de sa plume...
Amis lecteurs, un bien agréable voyage vous attend sur la Lorelei... Prenez cependant garde aux sirènes et leurs chants trompeurs !
Infos
Titre : Sailor Twain ou la sirène dans l'Hudson
Auteur : Mark Siegel
Éditeur : Gallimard
Parution : 17/01/2013
Pages : 400
Prix : 23 €
ISBN : 9782070696178
samedi 2 mars 2013
Varulf T1 : La meute / Gwen de Bonneval, Hugo Piette
Le pitch
"Au Moyen-Âge, un village scandinave traverse une période sombre. Le mauvais temps détruit les récoltes et, la nuit, des animaux sauvages viennent massacrer les villageois, semant la terreur et l'incompréhension au sein de la population. Alors que les attaquent se multiplient, Gisli et les autres enfants du village se questionnent sur l'origine de cette folie meurtrière..." (résumé éditeur)
Avis
À vous qui aimez flâner sur les blogs de lecteurs chroniqueurs en quête de spoilers trahissant les secrets de séries en cours, passez votre chemin ! Impossible en effet de trop en dire au sujet de Varulf sans courir le risque de dévoiler ses inquiétantes arcanes...
Aussi, pour connaître la vérité (glaçante !) sur cette bande de gamins simili-vikings et les exactions d'une meute de bestioles assassines... Lisez ! Le plaisir sera au rendez-vous.
En effet, Varulf est un très bon premier tome, qui marie à merveille le scénario fantastique bien dosé de Gwen de Bonneval (assez de révélations pour appâter durablement le lecteur avide de connaître le fin mot de l'histoire, et un timing exemplaire du teasing pour le laisser sur sa faim - joie perverse du scénariste, m'est avis !) et le dessin ouvert et dense de Piette - à base d'aplats et de cernes forts, sans débauche de nuances et effets de réalisme. Les scènes nocturnes, noires et bleues, sont particulièrement attirantes et servent à merveille l'ambiance du récit.
Si le duo d'artiste semble a priori déroutant, force est de constater qu'il est en réalité plus que bienvenu : la fausse simplicité du graphisme oeuvre intelligemment à maîtriser les effets du scénario, permettant ainsi d'offrir, in fine, une bande dessinée aussi incongrue que parfaitement accessible et "prescriptible".
Une vraie pépite dans le corpus fantastique de la bande dessinée contemporaine (souvent très balisé), et un excellent titre, donc, de la collection Bayou... L'attente va être longue pour le tome 2 !!
Aussi, pour connaître la vérité (glaçante !) sur cette bande de gamins simili-vikings et les exactions d'une meute de bestioles assassines... Lisez ! Le plaisir sera au rendez-vous.
En effet, Varulf est un très bon premier tome, qui marie à merveille le scénario fantastique bien dosé de Gwen de Bonneval (assez de révélations pour appâter durablement le lecteur avide de connaître le fin mot de l'histoire, et un timing exemplaire du teasing pour le laisser sur sa faim - joie perverse du scénariste, m'est avis !) et le dessin ouvert et dense de Piette - à base d'aplats et de cernes forts, sans débauche de nuances et effets de réalisme. Les scènes nocturnes, noires et bleues, sont particulièrement attirantes et servent à merveille l'ambiance du récit.
Si le duo d'artiste semble a priori déroutant, force est de constater qu'il est en réalité plus que bienvenu : la fausse simplicité du graphisme oeuvre intelligemment à maîtriser les effets du scénario, permettant ainsi d'offrir, in fine, une bande dessinée aussi incongrue que parfaitement accessible et "prescriptible".
Une vraie pépite dans le corpus fantastique de la bande dessinée contemporaine (souvent très balisé), et un excellent titre, donc, de la collection Bayou... L'attente va être longue pour le tome 2 !!
Infos
Série : Varulf
Titre du Tome 1 : La meute
Scénario : Gwen de Bonneval, Hugo Piette
Dessin : Hugo Piette
Éditeur : Gallimard (coll. Bayou)
Parution : 10/01/2013
Pages : 96
Prix : 16, 50 €
ISBN : 9782070639830
dimanche 24 février 2013
Hilda et le géant de la nuit / Luke Pearson
Le pitch
Avis
Une belle découverte, et un vrai coup de coeur pour cette série de pure fantasy, entière, fraîche, drôle et décomplexée, terriblement efficace. Personnages, couleurs, découpage, tout est ici au service d’un récit délicieux, dont se dégage une poésie de l’étrange qui n’est pas sans rappeler les frasques d’un certain Hayao Miyazaki….
À lire absolument ! (Dès 7 ans)
Les albums de la série (trois parus actuellement : Hilda et le troll, Hilda et le géant de la nuit, Hilda et la parade des oiseaux) sont maquettés et fabriqués avec grand soin, et de fait plaisants à manipuler, comme le le montre cette image (source : Nobrow http://www.nobrow.net/6799) :
Infos
Titre : Hilda et le géant de la nuit
Parution : 01/12/2011
Éditions : Nobrow
ISBN : 978-1-907704-36-9
Prix : 14.80 €
Pages : 48
Hilda et sa mère vivent
paisiblement dans leur modeste chaumière, au creux de calmes vallées… Jusqu’à
ce qu’une armée d’elfes aussi minuscules que territorialistes s’emploient à les
faire déguerpir, jets de pierres, missives haineuses et dégâts collatéraux à
l’appui. Forcée d’entrer en négociation avec les belliqueuses peuplades des
provinces elfqiues du Nord, Hilda devra faire preuve de toute son éloquence
pour pouvoir rester chez elle...
Avis
Une belle découverte, et un vrai coup de coeur pour cette série de pure fantasy, entière, fraîche, drôle et décomplexée, terriblement efficace. Personnages, couleurs, découpage, tout est ici au service d’un récit délicieux, dont se dégage une poésie de l’étrange qui n’est pas sans rappeler les frasques d’un certain Hayao Miyazaki….
À lire absolument ! (Dès 7 ans)
Les albums de la série (trois parus actuellement : Hilda et le troll, Hilda et le géant de la nuit, Hilda et la parade des oiseaux) sont maquettés et fabriqués avec grand soin, et de fait plaisants à manipuler, comme le le montre cette image (source : Nobrow http://www.nobrow.net/6799) :
Les couvertures des autres tomes :
Infos
Titre : Hilda et le géant de la nuit
Parution : 01/12/2011
Éditions : Nobrow
ISBN : 978-1-907704-36-9
Prix : 14.80 €
Pages : 48
dimanche 10 février 2013
L'Épouvanteur T 9 : Grimalkin et l'épouvanteur / Joseph Delaney
Le pitch
John Gregory, Alice et Tom sont de retour à Chipenden après avoir dûment décapité puis entravé le corps de leur ennemi mortel - nul autre que le Malin en personne ! Un tel traitement aurait été fatal, cela va sans dire, à bien d'autres, mais il s'agit ici du diable lui-même - qui se retrouve, au début de ce neuvième tome de l'Épouvanteur en fort fâcheuse posture. Ses partisans cherchent le moyen de réunir le corps et la tête de leur maître, afin de lui rendre sa puissance. Or, le chef si convoité n'est pas détenu par Tom Ward et consorts ; non : la tâche de dissimuler le funeste fardeau est confié à la sanguinaire Grimalkin, sorcière tueuse du clan Malkin. Saura-t-elle tromper la vigilance de ses poursuivants ?
Avis
On ne change pas une équipe qui gagne : Joseph Delaney, si.
Huit tomes durant, l'auteur nous a offert son récit vu par les yeux de Tom Ward, l'apprenti épouvanteur ; et le lecteur suivait avec tendresse (et franche trouille) les péripéties telles que transcrites par un gamin qui doit, bien malgré lui, se montrer brave face à "l'obscur". Au fil du temps, on se sent bien dans la peau du petit anglais, on se dégrossit avec lui, on adopte ses réflexes face aux dangers, ses timidités face aux charmes d'une certaine jeune sorcière. Thomas Ward devient, à l'instar d'autres héros, un petit prolongement de nous-même dans lequel il est confortable, sinon douillet, de se glisser à chaque nouveau tome pour reprendre sa double vie de préado épouvanteur promis à un destin d'exception.
Le lecteur de série passe pour un animal d'habitudes - c'est en tous cas mon cas. L'attente que je nourrissais, en ouvrant le neuvième tome de la série, était ainsi bien simple : retrouver la peau de ce bon vieux Tom, et parcourir avec lui les quelques miles qui m'amèneraient un peu plus près du mystère de la pierre des Ward, annoncée en exergue dès le tome 1.
Or, voilà que Joseph Delaney change brutalement de cap et relègue en deux lignes le petit Tom au placard, pour livrer la narration à un autre personnage, à savoir Grimalkin, l'une des figures les plus impressionnantes du casting de déséquilibrés qui entourent Tom Ward.
Trahir sans vergogne les attentes de son lectorat reste un pari risqué, si l'on considère le nombre de jeunes (et moins jeunes) fans éperdus attendant la suite des aventures de leur Tom chéri, et l'enracinement très particulier, j'ose le croire, des habitudes de lecture pour un suiveur de cycle. Pari pas plus suicidaire, me direz-vous à raison, que la tendance de Gerorge R. R. Martin à trucider allègrement des personnages principaux, sans ménager le moins du monde son paisible lecteur, mais enfin, pari un peu fou tout de même.
Et donc, ce pari du passage de flambeau narratif, Delaney l'a-t-il relevé avec brio ?
S'il s'avère je ne peux décemment pas faire un sort trop sévère au roman - au temps pour le sadisme fiérot du chroniqueur ! - qui n'est pas mauvais, inintéressant, ni vraiment "gadget" par rapport au reste de la série, comme cet inattendu changement de narrateur le laissait présager, je n'irai pas pour autant m'enthousiasmer. En effet, ce qui gêne, dans ce Grimalkin et l'épouvanteur, (traduction d'ailleurs simplette du fringant "I am Grimalkin") c'est qu'en étant à présent autorisé à pénétrer l'esprit de Grimalkin, à voir par ses yeux, à suivre ses raisonnements comme ses pérégrinations, sentir les palpitations de son coeur et renifler les rémugles de sa chair, elle n'a de fait plus de secret pour nous. Ce personnage, jusqu'ici si fascinant, se voit comme défloré : les mystères qu'étaient le passé, les motivations et la psyché de cette tortionnaire psychopathe, qu'on se fustige d'admirer, sont brutalement dévoilés, dans un grand mouvement dont, dans ma légendaire sensiblerie, je déplore l'obscénité. Qui pourrait m'en blâmer ? Il n'est plus possible, aujourd'hui, d'imaginer les formes de Grimalkin sous son costume de cuir couvert de couteaux prestes à trancher les pouces ; l'auteur, en promouvant la tueuse narratrice, la livre nue à son public. Aimable de sa part ? En fait, non. Joseph Delaney pèche par trop de générosité.
Aussi, sur cette amère fin de chronique, je vais m'en aller pleurer plus loin la perte des fantasmes qui me restaient à nourrir sur les charmes obscurs d'une sorcière sadique assoiffée de torture. Snif.
Infos
Titre : Grimalkin et l'épouvanteur (T 9)
Editions : Bayard jeunesse
Parution : 24 janvier 2013
ISBN : 978-2-7470-4501-8
Nb de pages : 315
Prix : 13€50
mercredi 2 janvier 2013
Les annales de la Compagnie Noire T1 / Glen Cook
Le pitch
Peuplée de guerriers et de mages, la Compagnie noire est une troupe de mercenaires qui offre son appui (sanglant, cela va sans dire) à qui la dédommagera en espèces sonnantes et trébuchantes. Les faits d'armes, victoires comme défaites, les doutes et les écueils de ces combattants sont, par tradition séculaire, consignés par écrit dans de précieuses annales. La responsabilité de ces récits de mémoire - les annales ont pour but principal de permettre aux noms des compagnons morts de ne pas être oubliés - échoit, dans les premiers tomes du cycle, au médecin de la clique : Toubib. Sa plume permet au lecteur de vivre au plus près de la sombre compagnie...
Avis
La Compagnie Noire est traditionnellement classée dans le sous-genre "dark fantasy", vocable qui regroupe les récits de fantasy aux univers et tons particulièrement sombres. Point de héros aux valeurs morales étincelantes se battant contre des ennemis irrécupérables qui passent pour autant d'incarnations du Mal : en dark fantasy, les personnages sont des hommes, ni plus ni moins, et de quel côté que se place le narrateur, la cruauté peut faire rage, comme, plus rarement, la pitié se manifester. Si la Compagnie Noire - tout comme le Trône de fer, ou les Chroniques de Thomas Covenant - offre en effet force scène de massacres et innombrables vilenies, trahisons et de bons litres d'hémoglobine, elle a l'avantage de pas céder un pouce au traditionnel manichéisme de la fantasy épique (friande elle aussi d'épées tranchantes et de boyaux à l'air, soit dit en passant). C'est bien là une des forces de cette fantasy "noire", sans foi ni loi ni vergogne : ses combattants ne sont pas tout d'un bloc, et leurs failles sont tout aussi (et plus !) dignes d'intérêts que leurs fiers serments.
Vous l'avez compris, votre fugu favori est friand de dark fantasy (ainsi que d'allitérations plutôt faciles). Mais cela n'explique pas - ou en tous cas pas totalement - l'avis favorable donné ici au premier tome des Annales. Sa force véritable réside en effet dans son mode de narration très particulier, véritable journal de bord fait de phrases courtes et tranchantes d'avis lapidaires, de faits additionnés, presque lâchés.
Ne vous attendez pas ainsi à débuter en douceur dans l'univers de Glen Cook : point de chapitre (voir même de paragraphe !) introductif, point d'explications, d’amples descriptions des lieux, pas la moindre petite ébauche de généalogie ou ombre d'historique pratique. À croire que l'expression "in media res" a été créée tout spécialement pour la Compagnie Noire ! Cette narration tonique et sans fards n'offre pas, loin s'en faut, le confort de lecture d'un Tolkien ou d'un Martin ; le récit cependant, ne laisse pas de piquer la curiosité et happer l'imagination : on s’accroche à la plume de Toubib, et on s'y accroche bien. Certains compagnonnages sont de plus tout à fait savoureux : mystérieuse Dame propre à vous glacer les sangs, sorciers plutôt crétins qui chamaillent à coups de sortilèges grandiloquents, Corbeau, et bien sûr, Toubib... Du beau monde que cela !
Une saga à part, donc, qui gagne à être découverte.
Pour finir, le chroniqueur reconnaissant note le choix parfait de Didier Graffet pour les illustrations de La Compagnie Noire. Lors de la table ronde dédiée, en 2011 aux Utopiales, Glen Cook affirmait d'ailleurs voir en Didier Graffet le meilleur illustrateur de ses récits. Force est d'en convenir également ! Un petit lien pour vous, donc : http://www.didiergraffet.com/
Infos
Titre du cycle : Les annales de la Compagnie Noire
Titre du premier volume : La Compagnie Noire
Auteur : Glen Cook
Version grand format :
Éditeur : L'Atalante (collection La Dentelle du Cygne))
Parution : 22/05/1998
ISBN : 2-84172-074-8
Prix : 17 €
Pages : 360
Version poche :
Éditeur : J'ai Lu
Parution : 25/11/2004
ISBN : 2-290-33058-2
Prix : 7.80 €
Pages : 379
lundi 12 novembre 2012
Le dernier chasseur de sorcières / James Morrow
Le pitch
"En 1688, Jennet, fille d’un célèbre chasseur de sorcières, a douze ans. Sa tante Isobel, grande admiratrice de Newton, se voit accusée de sorcellerie parce qu’elle a réussi à expliquer des phénomènes naturels tenus jusque-là pour divins. Jennet part à Cambridge dans l’espoir de convaincre Newton de venir témoigner à son procès. Mais Isobel est condamnée au bûcher et Jennet jure de consacrer sa vie à l’abolition de la loi contre la sorcellerie…
A la fois biographie fictive, récit épique et « exercice d’apologétique newtonienne », ce roman, raconté à la première personne par le propre livre d’Isaac Newton, les Principes mathématiques de philosophie naturelle, nous emmène aux origines de la rationalité occidentale, à une époque où cohabitent dévots obscurantistes brûleurs de sorcières et premiers scientifiques..." (résumé éditeur)
Avis
ATTENTION : CHRONIQUE DITHYRAMBIQUE À SUIVRE.
Écrire au sujet d'un ouvrage de Monsieur James Morrow, dont l'intelligence et la parfaite érudition se doublent, rare et précieux alliage, d'un véritable talent de conteur et d'un sens de l'humour redoutable de finesse, est une tâche délicate. Difficile en effet pour l'humble chroniquer de trouver les mots capables de témoigner avec justesse de l'excellence d'un tel auteur !
Dès les premières pages, James Morrow offre un pacte de lecture inédit : le roman que l'on s'apprête à lire, Le Dernier chasseur de sorcières, est raconté par un autre livre, les Principes Mathématiques de Newton. Morrow n'est lui-même qu'un vague scribe humain, à l'instar de tout romancier qui, se croyant démiurge, n'est en fait qu'un passeur choisi par un livre qui a encore des choses à dire. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que certains bouquins sont impossibles à arrêter dans leur compulsion d'écriture : ainsi "After 'Waiting for Godot' acquired a taste for writing Windows software documentation, there was no stopping it" !
Le doute assaille bien sûr au départ : comment un tel argument d’écriture peut-il être tenu sur les quelques 680 pages qui vont suivre ? Cela semble relever d'un défi d'une insoluble complexité... Mais aucun problème pour Morrow : sa géniale trouvaille se tient sans problème.
N'ayez pas peur, Le Dernier chasseur de sorcières n'est pas qu'un formidable os à ronger pour les théoriciens en structure narrative de tous bords : l'histoire elle-même - celle que nous racontent les Principia ! - est absolument immersive (on suit avec passion la vie de Jennet) et le fond historique est bien sûr excellent (la chasse aux sorcières n'aura plus de secret, ou presque, pour vous !). Ajoutez un puissant maillage d'ironie, et vous obtenez un livre tout à fait fabuleux.
Un roman incroyable, qui a fait une entrée fracassante dans ma top-list des écrits inoubliables, capables de marquer profondément et durablement l'intellect, l'imagination et la sensibilité du lecteur. Un must-have !
Quelques liens :
- le site de l'auteur : (http://www.sff.net/people/jim.morrow/)
- Un bel article (en anglais) : http://www.nytimes.com/2006/03/30/books/30masl.html?_r=0
Infos
Auteur : James Morrow
Traducteur : Philippe Rouard
Éditeur : Au Diable Vauvert
Parution : 24/10/2003
ISBN : 2-84626-059-1
Prix : 23€
Pages : 686
"En 1688, Jennet, fille d’un célèbre chasseur de sorcières, a douze ans. Sa tante Isobel, grande admiratrice de Newton, se voit accusée de sorcellerie parce qu’elle a réussi à expliquer des phénomènes naturels tenus jusque-là pour divins. Jennet part à Cambridge dans l’espoir de convaincre Newton de venir témoigner à son procès. Mais Isobel est condamnée au bûcher et Jennet jure de consacrer sa vie à l’abolition de la loi contre la sorcellerie…
A la fois biographie fictive, récit épique et « exercice d’apologétique newtonienne », ce roman, raconté à la première personne par le propre livre d’Isaac Newton, les Principes mathématiques de philosophie naturelle, nous emmène aux origines de la rationalité occidentale, à une époque où cohabitent dévots obscurantistes brûleurs de sorcières et premiers scientifiques..." (résumé éditeur)
Avis
ATTENTION : CHRONIQUE DITHYRAMBIQUE À SUIVRE.
Écrire au sujet d'un ouvrage de Monsieur James Morrow, dont l'intelligence et la parfaite érudition se doublent, rare et précieux alliage, d'un véritable talent de conteur et d'un sens de l'humour redoutable de finesse, est une tâche délicate. Difficile en effet pour l'humble chroniquer de trouver les mots capables de témoigner avec justesse de l'excellence d'un tel auteur !
Dès les premières pages, James Morrow offre un pacte de lecture inédit : le roman que l'on s'apprête à lire, Le Dernier chasseur de sorcières, est raconté par un autre livre, les Principes Mathématiques de Newton. Morrow n'est lui-même qu'un vague scribe humain, à l'instar de tout romancier qui, se croyant démiurge, n'est en fait qu'un passeur choisi par un livre qui a encore des choses à dire. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que certains bouquins sont impossibles à arrêter dans leur compulsion d'écriture : ainsi "After 'Waiting for Godot' acquired a taste for writing Windows software documentation, there was no stopping it" !
Le doute assaille bien sûr au départ : comment un tel argument d’écriture peut-il être tenu sur les quelques 680 pages qui vont suivre ? Cela semble relever d'un défi d'une insoluble complexité... Mais aucun problème pour Morrow : sa géniale trouvaille se tient sans problème.
N'ayez pas peur, Le Dernier chasseur de sorcières n'est pas qu'un formidable os à ronger pour les théoriciens en structure narrative de tous bords : l'histoire elle-même - celle que nous racontent les Principia ! - est absolument immersive (on suit avec passion la vie de Jennet) et le fond historique est bien sûr excellent (la chasse aux sorcières n'aura plus de secret, ou presque, pour vous !). Ajoutez un puissant maillage d'ironie, et vous obtenez un livre tout à fait fabuleux.
Un roman incroyable, qui a fait une entrée fracassante dans ma top-list des écrits inoubliables, capables de marquer profondément et durablement l'intellect, l'imagination et la sensibilité du lecteur. Un must-have !
Quelques liens :
- le site de l'auteur : (http://www.sff.net/people/jim.morrow/)
- Un bel article (en anglais) : http://www.nytimes.com/2006/03/30/books/30masl.html?_r=0
Infos
Auteur : James Morrow
Traducteur : Philippe Rouard
Éditeur : Au Diable Vauvert
Parution : 24/10/2003
ISBN : 2-84626-059-1
Prix : 23€
Pages : 686
lundi 5 novembre 2012
Fairy Quest T1 : Les Hors-la-loi / Paul Jenkins, Humberto Ramos, Léonardo Olea
Le pitch
"Il était une fois à Bois-des Contes, un monde enchanté où vivent tous les personnages des fables merveilleuses de l'enfance... Dans cet univers, le quotidien des habitants s'avère immuable, huilé comme une horloge suisse. Le comportement de chacun est définitivement écrit, il faut respecter la trame précise du récit et ne jamais sortir de son rôle. Or un jour, le Petit Chaperon Rouge, épuisé de réinterpréter chaque jour la même histoire, d'arpenter de façon répétitive le même chemin, de déclamer perpétuellement les mêmes discours, décide avec son complice le Loup de sortir des sentiers battus et de s'émanciper du scénario.
Mais pourront-ils vraiment devenir libres, alors que l'infâme monsieur Grimm lance ses hommes de main à leurs trousses ?" (résumé éditeur)
Avis
Une série de facture graphique plutôt classique, qui du point de vue scénaristique s'emploie à ajouter une pierre à l'édifice (déjà haut !) du conte détourné. Le pari est plutôt réussi, grâce à certains détournements narratifs intéressants [SPOIL], notamment l'environnement de Bois-des-Contes, théâtre peu enchanteur gouverné d'une main de fer par Grimm, sorte de Big Brother sadique obsédé par le respect de l'histoire et tenant les personnages des contes en respect par la menace... voire la torture : Cendre Illon (!) est ainsi châtiée en place publique par un passage dans le redoutable "Vide-Tête", charmante invention destinée à effacer les souvenirs des récalcitrants et les faire rentrer dans le droit chemin narratif. Mêler conte détourné et dystopie : pas mal du tout !
Une bande dessinée sympathique, donc, et accessible aux plus jeunes. À suivre !
Infos
Auteurs : Paul Jenkins (Scénario), Humberto Ramos (Dessin), Leonardo Olea (couleur)
Éditeur : Glénat (collection Grafica)
ISBN : 978-2-7234-8962-1
Parution : 16/05/2012
Prix : 13.90 €
Pages : 48
"Il était une fois à Bois-des Contes, un monde enchanté où vivent tous les personnages des fables merveilleuses de l'enfance... Dans cet univers, le quotidien des habitants s'avère immuable, huilé comme une horloge suisse. Le comportement de chacun est définitivement écrit, il faut respecter la trame précise du récit et ne jamais sortir de son rôle. Or un jour, le Petit Chaperon Rouge, épuisé de réinterpréter chaque jour la même histoire, d'arpenter de façon répétitive le même chemin, de déclamer perpétuellement les mêmes discours, décide avec son complice le Loup de sortir des sentiers battus et de s'émanciper du scénario.
Mais pourront-ils vraiment devenir libres, alors que l'infâme monsieur Grimm lance ses hommes de main à leurs trousses ?" (résumé éditeur)
Avis
Une série de facture graphique plutôt classique, qui du point de vue scénaristique s'emploie à ajouter une pierre à l'édifice (déjà haut !) du conte détourné. Le pari est plutôt réussi, grâce à certains détournements narratifs intéressants [SPOIL], notamment l'environnement de Bois-des-Contes, théâtre peu enchanteur gouverné d'une main de fer par Grimm, sorte de Big Brother sadique obsédé par le respect de l'histoire et tenant les personnages des contes en respect par la menace... voire la torture : Cendre Illon (!) est ainsi châtiée en place publique par un passage dans le redoutable "Vide-Tête", charmante invention destinée à effacer les souvenirs des récalcitrants et les faire rentrer dans le droit chemin narratif. Mêler conte détourné et dystopie : pas mal du tout !
Une bande dessinée sympathique, donc, et accessible aux plus jeunes. À suivre !
Infos
Auteurs : Paul Jenkins (Scénario), Humberto Ramos (Dessin), Leonardo Olea (couleur)
Éditeur : Glénat (collection Grafica)
ISBN : 978-2-7234-8962-1
Parution : 16/05/2012
Prix : 13.90 €
Pages : 48
dimanche 4 novembre 2012
Mathieu Hidalf et le sortilège de Ronces : Mathieu Hidalf T3) / Christophe Mauri
Le pitch
Nouvelle rentrée pour Mathieu Hidalf, qui compte bien entamer cette deuxième année à l'école de l'Élite sous les meilleurs auspices. C'est sans compter M. Hidalf père, qui lui, toujours décidé à triompher de son infernal rejeton, a trouvé LA parade idéale : marier de force Mathieu à Marie-Marie du Château boisé. Mathieu a 7 jours pour trouver un moyen d'empêcher ce mariage... Alors qu'une menace s'étend, telle une ombre, sur l'Élite.
Avec ce troisième tome, Christophe Mauri marque une étape dans le cheminement de son personnage - mutation logique vers une trame narrative plus sombre, dramatique. Mutation naturelle... Mais qui n'est pas sans faire naître quelques légitimes regrets chez le lecteur.
Confronté à des évènement qui le dépassent très clairement, Mathieu n'a en effet d'autre choix ici que de faire face (lui qui était l'incarnation même du détour, de la ruse, l'astuce, le calcul, voire la totale tricherie) et se contraindre, tel un personnage de fantasy épique lambda, au sacrifice. Quel dommage ! Mathieu Hidalf n'avait rien d'un martyre, et c'est bien ce qui faisait son originalité, sa fraîcheur et surtout, son impertinence.
Ne nous méprenons de plus pas ; le livre est bon, bien construit, il se lit avec plaisir... Il n'empêche que Mathieu Hidalf se rapproche nettement, avec ce troisième tome, du profil d'un cycle de fantasy jeunesse classique - Mathieu, et le récit avec lui, perdant au passage de son impertinence, de son punch, et tout simplement de sa franche drôlerie.
Un avis un peu sévère, certes ; souhaiterais-je m'en dédouaner que j'avancerais sans vergogne un dicton populaire du type "qui aime bien châtie bien", et autre "noël au balcon, pâques au tison" ; je m'en garderai.
À suivre dans le quatrième tome, annoncé pour l'automne 2013 !
Infos
Titre : Mathieu Hidalf et le sortilège de ronces (Série : Mathieu Hidalf, Tome 2)
Édition : Gallimard jeunesse
Parution : 27/09/2012
Prix : 13.20€
Pages : 378
lundi 1 octobre 2012
Pratchett coming !
Amis lecteurs,
Non, le fugu n'est pas mort ; la preuve : il poste encore.
Et ce pour vous annoncer la sortie du futur Pratchett, prévu pour le 25 octobre chez l'Atalante. Un concours est d'ailleurs organisé par l'excellent Vade-Mecum, sur le lien suivant : http://www.vademecum-dm.com/index.php?option=com_forme.
Enjoy !
vendredi 27 juillet 2012
Quelques minutes après minuit / Patrick Ness
Le pitch
"Conor redoute la nuit
et ses cauchemars. Quelques minutes après minuit, un monstre apparaît, qui
apporte avec lui l'obscurité, le vent et les cris. C'est quelque chose de très
ancien, et de sauvage. Le monstre vient chercher la vérité." (Résumé éditeur)
Avis
Soupçon n°1 :
Patrick Ness, auteur de la trilogie Le Chaos en marche, pure merveille encensée (à raison) par les critiques et lecteurs, sort un nouveau livre.
Celui-ci sera-t-il à la mesure des autres ?
Soupçon n°2 :
Le pitch provient de Siobhan Dowd, décédée à 47 ans, et ayant laissé une oeuvre elle-même proprement dantesque et couverte de récompenses (Sans un cri, La Parole de Fergus).
Patrick Ness pourra-t-il contenter non seulement ses fans, mais également ceux d'un autre auteur fort regretté ?
État des lieux post-lecture
Pour le dire abruptement : "ce type est vraiment trop fort". Oui, Patrick Ness semble aimer tout particulièrement les défis ; il s'emploie à les relever avec un brio impossible.
Un très beau texte, sublimé par les étonnantes illustrations de Jim Kay.
Un livre-objet hors normes, sombre, audacieux, à la fois sobre et puissant.
Un inclassable ; à découvrir, vraiment.
http://www.patrickness.com/
http://www.jimkay.co.uk/Jim_Kay_Illustrator/Welcome.html
Infos
Titre : Quelques minutes après minuit
Editions : Gallimard jeunesse jeunesse
ISBN : 9782070642908
Nb de pages : 224
Prix : 18€
L'épouvanteur T8 : Le destin de l'épouvanteur / Joseph Delaney
Le pitch
Alors qu'il entame une nouvelle année d'apprentissage auprès de son maître,Tom Ward, apprenti épouvanteur, exilé en Irlande en compagnie d'Alice et John Gregory, n'est pas au bout de ses peines...
Avis
Harry Potter, c'est un tome pour une année d'apprentissage.
En huit volumes, Tom Ward, apprenti épouvanteur, achève seulement sa troisième année. Et pourtant, aucune lassitude, au contraire ; toujours cette chute fatale (de ma part, pauvre lectrice) dans le fanatisme le plus total et le plus béat. Un tome de l'épouvanteur se dévore comme un petit pain. Mais si.
Aussi suis-je dans l'incapacité complète d'émettre une critique poussée au sujet de ce cycle : il est tout simplement ADDICTIF. De surcroît très bien écrit, et à même de faire se dresser les cheveux sur la tête de plus d'un lecteur - quel que soit son âge, n'ayez pas honte parents, volez séance tenante son roman à votre enfant... Et prenez votre pied.
Infos
Titre : Le destin de l'épouvanteur (T 8)
Editions : Bayard jeunesse
ISBN : 978-2-7470-3701-3
Nb de pages : 330
Prix : 13€50
Alors qu'il entame une nouvelle année d'apprentissage auprès de son maître,Tom Ward, apprenti épouvanteur, exilé en Irlande en compagnie d'Alice et John Gregory, n'est pas au bout de ses peines...
Avis
Harry Potter, c'est un tome pour une année d'apprentissage.
En huit volumes, Tom Ward, apprenti épouvanteur, achève seulement sa troisième année. Et pourtant, aucune lassitude, au contraire ; toujours cette chute fatale (de ma part, pauvre lectrice) dans le fanatisme le plus total et le plus béat. Un tome de l'épouvanteur se dévore comme un petit pain. Mais si.
Aussi suis-je dans l'incapacité complète d'émettre une critique poussée au sujet de ce cycle : il est tout simplement ADDICTIF. De surcroît très bien écrit, et à même de faire se dresser les cheveux sur la tête de plus d'un lecteur - quel que soit son âge, n'ayez pas honte parents, volez séance tenante son roman à votre enfant... Et prenez votre pied.
Infos
Titre : Le destin de l'épouvanteur (T 8)
Editions : Bayard jeunesse
ISBN : 978-2-7470-3701-3
Nb de pages : 330
Prix : 13€50
Inscription à :
Articles (Atom)
















