Résumé
Midge, douze ans, part en vacances chez son oncle pendant la tournée de concerts de sa mère, une célèbre violoniste. La petite fille, habituée à la ville, tombe très vite sous le charme de la ferme familiale, des animaux et des bois environnants.
Alors qu'elle explore avec délices ce nouveau terrain de jeu, Midge entend soudain une voix appeler près de la grange. Curieuse, elle s'approche... et découvre une étrange créature coincée sous une machine agricole : un cheval blanc miniature, doté de grandes ailes de chauve-souris, qui l'appelle à l'aide. Il est le messager du peuple des Minuscules, habitants du bois appartenant à l'oncle de Midge.
Cette dernière est affolée : ce bois, son oncle prévoit de la vendre très prochainement à un promoteur immobilier... les Minuscules sont en danger !
Avis
En dépit d'une intrigue des plus classiques, Steve Augarde signe là un très beau roman de fantasy jeunesse qui a le mérite (et l'originalité) de ne jamais donner dans la surenchère de merveilleux : tout sonne juste, tout semble vrai...
Les sentiments des personnages sont décrits avec une précision d'orfèvre, et l'auteur offre à son récit - pourtant "fantaisiste" - un réalisme presque terre à terre. Ainsi Midge, lorsqu'elle découvre Pegs, le cheval ailé, n'est pas du tout émerveillée ; au contraire, dans une réaction très humaine, elle est terrifiée, même révulsée face à l'apparition de cette entité existant hors du temps et du monde normal - on est d'ailleurs ici davantage dans les ressorts du fantastique, l'aspect "fantasy" étant plus vif dès lors que l'univers des minuscules est révélé. Midge s'habituera lentement à l'apparence de son nouveau compagnon ; quant au nouveau peuple, point de contes de fée ou de manichéisme : comme chez les humains, les Minuscules ont leurs belliqueux qui refusent de traiter avec l'autre espèce !
Les sentiments des personnages sont décrits avec une précision d'orfèvre, et l'auteur offre à son récit - pourtant "fantaisiste" - un réalisme presque terre à terre. Ainsi Midge, lorsqu'elle découvre Pegs, le cheval ailé, n'est pas du tout émerveillée ; au contraire, dans une réaction très humaine, elle est terrifiée, même révulsée face à l'apparition de cette entité existant hors du temps et du monde normal - on est d'ailleurs ici davantage dans les ressorts du fantastique, l'aspect "fantasy" étant plus vif dès lors que l'univers des minuscules est révélé. Midge s'habituera lentement à l'apparence de son nouveau compagnon ; quant au nouveau peuple, point de contes de fée ou de manichéisme : comme chez les humains, les Minuscules ont leurs belliqueux qui refusent de traiter avec l'autre espèce !
Ce souci de réalisme - couplé à une écriture dense et très maîtrisée - amène à une totale adhésion du lecteur : on se sent véritablement vibrer avec Midge quand la vieille grange désertée ou les futaies du bois, jusqu'ici théâtres d'aventures imaginaires, se peuplent véritablement de créatures incroyables.. un texte à aborder avec son âme d'enfant !
Le peuple des minuscules n'est donc pas qu'un énième roman traitant de tous petits bonshommes mais constitue un véritable roman de découverte, pétri d'humanité et de merveilleux, dont l'histoire est accessible chez les plus jeunes lecteurs, dès 10 ans (attention néanmoins : l'écriture est très dense, voire exigeante). 1er tome d'une trilogie.
A noter : le prix élevé s'explique par le volume de l'ouvrage et sa facture particulièrement soignée ; ce livre est en effet un bel objet, agréable à tenir en main.
Infos
Traduction : Jean Esch
Editions : Albin Michel (collection Wiz)
Parution : 02 février 2011
Prix : 18 €
Nb de pages : 422

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